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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /Mars /2007 11:57
Par Gilles Gamba - Publié dans : politique
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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /Mars /2007 11:55
Par Gilles Gamba - Publié dans : politique
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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /Mars /2007 16:35
Par Gilles Gamba - Publié dans : politique
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Mardi 8 août 2006 2 08 /08 /Août /2006 18:34
Par Gilles Gamba - Publié dans : politique
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Jeudi 6 juillet 2006 4 06 /07 /Juil /2006 20:36
 

                      Le PROGRAMME de Jean-Pierre CHEVENEMENT

 

 

 

 

 

 

 

 

            Comme nous l’écrivions depuis plusieurs mois sur ce  blog, la contribution et les analyses de cet ancien ministre d’Etat devront contraindre les candidats à reprendre certaines de ses questions pour donner un éclairage et sans doute une certaine consistance à leurs propres positions.

 

 

 

 

            Dans la phase qui se prépare les réponses aux questions de fond que pose ce républicain et cet homme si attaché à la notion de NATION devront placer le débat des idées à la place qui lui revient eu égard aux intérêts de notre pays et au rôle qu’en attendent tant de peuples dans le monde.

 

 

 

 

            Nous pouvons être certain que ses prises de position auront un impact dans la conduite des prochains débats qui verront se confronter les programmes et leur crédibilité.

 

 

 

 

            Le rôle de la banque centrale européenne ?

 

 

            La priorité de la défense de l’emploi en Europe ?

 

 

            Le rôle stratégique de l’état dans la maîtrise de nos approvisionnements énergétiques ?

 

 

            La lutte contre le capitalisme FINANCIER ?

 

 

            La politique industrielle et la recherche ?

 

 

            La place et l’autonomie de la politique internationale de la France et de l’Europe ?

 

 

            Le Co-développement avec nos anciens pays associés africains ?

 

 

            L’égalité Hommes Femmes et les conditions de sa mise en œuvre

 

 

            L’enseignement et l’égalité des chances ?

 

 

            La politique de ressource stratégique et Nucléaire ?

 

 

            La politique de DEFENSE de la France et de l’Europe ?

 

 

            L’avenir de l’EUROPE ?

           Ses approches républicaines placent toujours l'intérêt du peuple français au centre de ses analyses et ses conclusions se distinguent de toute logique qui repose trop souvent sur des idéologies dépassées si ce n'est réductrices des enjeux aux quels la France doit faire face.

 

Motion "Vers un projet républicain exigeant"

 

 

Rapporteur : Jean-Yves Autexier, Secrétaire National au projet.

 

 

Motion enrichie des amendements et adoptée au Congrès du MRC / avril 2006.

 

 

Dans le tourbillon de la mondialisation libérale, la France est mise à mal. Le 21 avril 2002, le 29 mai 2005 et les émeutes dans les banlieues sont autant de symptômes d’un même mal : les principes selon lesquels la France républicaine est constituée sont soumis à rude épreuve :

 

 

sa liberté d’agir est corsetée dans l’empire des marchés ; l’Europe qui selon les euro-béats devait nous protéger des dérives erratiques du capitalisme dérégulé détruit au contraire nos protections et nous immerge dans un marché mondial sur lequel nous n’avons pas prise.

 

 

sa souveraineté est réduite au rite de l’élection. Mais le peuple qui vote n’est plus souverain. Un à un, les éléments clés de nos décisions ont été mis hors de portée du suffrage populaire : la politique monétaire se décide à la Banque centrale européenne « indépendante » à Francfort ; 80% de nos règles économiques se fixent à Bruxelles, selon une procédure complexe qui fait des Parlements nationaux des observateurs muets puis des chambres d’enregistrement ; l’O.M.C. détruit les règles du commerce mondial ; les Etats-Unis fixent les règles du jeu diplomatique.

 

 

sa conception de la citoyenneté est confrontée à de nouveaux défis. Le citoyen, progressivement dépourvu de sa souveraineté politique, devient consommateur de droits avant de se dégrader en simple consommateur de biens. Les exigences de l’égalité, de la laïcité, s’évanouissent devant l’affirmation de communautés juxtaposées aujourd’hui, rivales ou hostiles demain.

 

 

la conscience de son destin s’obscurcit ; faute de pouvoir lui assigner un cap, les élites dirigeantes de notre pays invitent à célébrer la disparition de la nation, un jour vouée à la provincialisation dans une Europe fédérale, un autre jour priée de s’excuser de son histoire et de quitter la scène.

 

 

La tempête qui déferle sur la France républicaine est puissante. Si puissante que beaucoup de ceux qui avaient fait profession de « changer la vie » énoncent aujourd’hui que « le capitalisme a définitivement gagné la partie » (Michel Rocard). D’autres, avec moins de franchise, affichent un programme de lutte contre le libéralisme, mais mènent une politique d’accompagnement docile lorsqu’ils exercent le pouvoir. Les libéraux, enfin, attendent de la mondialisation et de l’Europe qu’elles réussissent là où ils n’ont pu aboutir, qu’elles puissent mater les velléités d’égalité et de souveraineté du peuple français, ou, pour reprendre leurs propres termes, qu’elles puissent réformer la société française de l’extérieur, puisque, de l’intérieur, ils n’y parviennent pas !

 

 

A notre peuple désorienté, nous devons la vérité.

 

 

La mondialisation libérale est portée par l’évolution du capitalisme financier ; sa puissance est immense, mais elle n’est pas le fait d’une fatalité extérieure ni d’un mouvement inéluctable ou irrésistible. Elle comporte des faiblesses, des failles, des contradictions. Si le mouvement républicain en France n’a pas la force, à lui seul, d’arrêter le déploiement de la vague, il doit agir sur les leviers capables d’opposer des obstacles à la mondialisation financière. Les principaux sont les nations et les mouvements ouvriers. Le mouvement républicain en France peut être l’âme d’une résistance à ce déferlement destructeur des cultures humaines et des solidarités sociales. Face à l’hégémonie des lois du marché, les Républicains doivent former le parti du politique.

 

 

C’est à cela que nous ont invités les Français, aussi bien le 21 avril 2002 que le 29 mai 2005 et les émeutes en banlieue ont montré à leur façon l’ampleur d’une crise sociale et d’une crise nationale étroitement mêlées.

 

 

Beaucoup de citoyens se sont désintéressés du débat présidentiel de 2002, à partir du moment où le choix qui leur est apparu inévitable, entre Jacques Chirac et Lionel Jospin, ne répondait pas à leurs attentes et se confondait dans un mol alignement sur le libéralisme ambiant. Mais les électeurs sont revenus aux urnes le 29 mai 2005, dès lors qu’ils pouvaient faire entendre leur volonté : rejeter un carcan libéral, fût-il dissimulé sous le mot d’Europe. Il y a un fil directeur entre les votes du 21 avril 2002, du 29 mai 2005 et la crise des banlieues : le rejet d’un système libéral dont en réalité les Français ne veulent pas

 

 

I - DU REJET AU PROJET

 

 

Notre devoir est de donner un contenu à ces aspirations, de permettre à notre pays de passer du Non au projet.

 

 

Le contenu d’un projet républicain, anti-libéral, exigeant, est au cœur de notre travail politique depuis plusieurs années. Nous avons en son temps rappelé à la gauche de gouvernement qu’entre le gauchisme et le libéralisme, il y avait la République ! Nous avons combattu les abandons de souveraineté, ou les transferts de compétence sans contrôle démocratique ; nous avons dénoncé les démantèlements de l’Etat républicain, les lâchetés devant l’ethnicisme et le chantage à la violence, le communautarisme. Nous avons aussi proposé de refonder l’Ecole, d’articuler les moyens publics et privés pour renouer avec une politique industrielle, une politique de la recherche, pour orienter l’Etat vers ses fonctions d’anticipateur et de stratège, pour repenser l’architecture de l’Europe et de la zone euro afin de retrouver la croissance et l’emploi. Nous avons proposé de refonder la citoyenneté, ensemble indissociable de droits et de devoirs et garantie d’égalité. Nous avons rappelé les moyens nécessaires à faire entendre la voix de la France dans le monde.

 

 

Cet investissement intellectuel, ancré dans la confiance dans la République, dans la confiance en le citoyen, doit à présent déboucher sur la définition d’un projet capable de répondre aux attentes du pays, de sortir du désarroi qui s’est emparé des Français. Il y a toujours une alternative au renoncement. Elle peut prendre aujourd’hui la forme d’un projet républicain exigeant rassembleur d’une majorité large de notre peuple.

 

 

I - 1 - La voix des citoyens

 

 

La présence de Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002, la victoire du Non au referendum et l’abstention massive démontrent que la représentation politique est en crise. L’effet « essuie-glace qui veut que chaque majorité soit évacuée du pouvoir à l’issue de son mandat pose un véritable problème : celui d’un projet ambitieux et courageux pour notre pays.

 

 

Que nous ont dit les électeurs le 29 mai dernier ? D’abord, lorsqu’un enjeu est clair, un choix présenté, ils se rendent aux urnes. 70% des inscrits ont voté ; c’est une participation puissante. Ainsi, 66% des abstentionnistes de la présidentielle 2002 sont allés cette fois voter Non. Très concrètement, on a vu dans les bureaux de vote des quartiers populaires, revenir des électeurs qu’on n’avait pas vus depuis longtemps.

 

 

Ensuite, le vote Non est un vote jeune, actif, populaire. C’est un vote jeune, car les électeurs de 18 à 29 ans ont voté Non à 62%. D’ailleurs, de 18 à 55 ans, une majorité vote Non ; le Oui ne regagne la majorité qu’après 55 ans. C’est un vote d’actifs. De 71 à 78% des ouvriers ont voté Non, de même que 66% des employés. Deux catégories d’actifs seulement font exception : les cadres et les professions libérales. C’est enfin un vote populaire. Jusqu’à 3000 euros nets mensuels par foyer, on vote Non. Le Oui repasse en tête au delà de 3000 euros par mois. Quand on a Bac + 2, on vote Oui à 67% ; quand on a un CAP ou un BEP, on vote Non à 63%. De 61 à 64% des électeurs de gauche ont voté Non ; mais aussi 21% des électeurs de droite1

 

 

Cette coalition de forces jeunes, actives et populaires, s’est réalisée malgré un déluge médiatique, stigmatisant le vote Non, malgré les deux grands partis politiques qui accaparent les sièges au Parlement, l’argent public, le temps de parole et se succèdent alternativement au pouvoir. Les électeurs se sont prononcés délibérément et en conscience, contre les leçons administrées chaque matin par les éditorialistes, les plumes bien-pensantes, les chefs de gouvernement voisins, les économistes, dirigeants d’entreprises, les « socialistes » comme les libéraux européens, malgré le Président, malgré le gouvernement, malgré le Parlement qui avait déjà, lui, modifié la Constitution ! La hauteur des obstacles surmontés dit assez la force de l’élan du 29 mai.

 

 

Aujourd’hui les mêmes, qui ont été défaits par le suffrage populaire, s’emploient de toutes leurs forces à dénier l’importance du referendum, à vouloir l’oublier, à « réconcilier » dans des synthèses vides partisans du Non et partisans du Oui, en faisant semblant d’ignorer qu’ils recouvrent l’opposition irréductible entre ceux qui s’accommodent du libéralisme et de la mort de la nation, et ceux qui défendent la souveraineté populaire et nationale

 

 

De la même manière, les émeutes en banlieue ont montré la cristallisation de tous les échecs depuis plus de vingt ans. Echec d’une politique économique qui, du franc fort à l’euro, a toujours sacrifié l’emploi et l’industrie, et mené à un chômage de masse, totalement déstructurant et frappant spécialement les jeunes générations. Echec d’une politique sociale qui, de politique de la ville en accompagnement social, s’est contenté de verser du baume sur les plaies sans traiter les causes du chômage. Echec d’une politique urbaine qui a laissé la ségrégation l’emporter, qui a concentré les populations à faibles ressources et grosses difficultés dans les mêmes quartiers, souvent coupés des villes-centres. Echec né d’une ignorance du fait national, d’un auto-dénigrement constant, d’un tropisme des élites à mépriser le peuple et la France. Comment appeler les jeunes issus de l’immigration à « s’intégrer », à faire France, si le pays est décrit comme un foyer de honte permanente ? Comment demander à des jeunes d’être fiers d’un pays dont les élites expliquent à longueur de colonnes qu’il est le paria des nations ?

 

 

Certes ces appels et ces cris venus de notre peuple ne suffisent pas à former un mouvement populaire majoritaire ou une majorité de gouvernement. Il faut à cet élan un projet, des hommes et des femmes pour le porter, une perspective politique.

 

 

Nous en sommes là. Notre investissement intellectuel au cours de la période, l’immense effort de cohésion, de créativité, de proposition et d’innovation accompli au cours de la campagne présidentielle de Jean-Pierre Chevènement, constitue un apport décisif. Pour aller du Non au projet, nous ne partons pas de rien ! Le MRC doit porter plus loin ce travail, répondre aux nouveaux défis, tracer de nouveaux chemins.

 

 

I - 2 Le retour du réel

 

 

Beaucoup d’évènements récents ont donné sens à notre cheminement :

 

 

  La guerre d’Irak a éclairé rétrospectivement la première guerre du Golfe et montré ce qu’il en était de « la guerre du droit » à laquelle la gauche de gouvernement comme la droite avaient emboîté le pas. La France a pris cette fois la bonne voie, et chaque jour confirme le bien-fondé de ce choix.

 

 

  L’évolution de la situation en Corse a montré ce que les citoyens pensaient des compromis passés avec une minorité violente ; les résultats des referendums Outre Mer ont montré aussi que les citoyens n’entendaient pas prendre congé de la République, comme les y invitaient pourtant la droite et la gauche.

 

 

  Le modèle républicain décrié par les libéraux de droite comme de gauche se porte moins mal que le modèle communautariste britannique ; contrairement à ce qu’affirment les libéraux, ce n’est pas le modèle républicain qui est à l’origine de la crise des banlieues, c’est la destruction de ce modèle depuis vingt ans ! C’est le démantèlement de l’école républicaine, l’absence d’instruction civique, la fin du service national, le culte de l’individualisme et de la réussite par l’argent, la dévaluation de l’effort et du travail, l’idéal d’égalité en réalité abandonné au profit d’une simple « équité ». A ce modèle les Français montrent avec constance leur attachement ; ils savent aussi que la laïcité est le meilleur garant du vivre-ensemble et de la citoyenneté.

 

 

  Le diagnostic posé, dès 1992, sur l’euro, sa gestion par une BCE hors de tout contrôle démocratique, au seul service des marchés et de la rente, s’est confirmé. Ce qui nous valait hier des huées est aujourd’hui devenu un constat partagé : la zone euro est la zone du monde vouée à la non-croissance. Les Etats euro sont les champions du monde du chômage.

 

 

  Un nombre croissant de Français a pris conscience de ce que l’Union européenne, au lieu de nous protéger des excès de la mondialisation, nous y enfonçait au nom de la concurrence. On l’a vu avec clarté lors du sommet de l’OMC à Hong Kong.

 

 

  D’autres éléments touchant aux remèdes à opposer à nos maux sont venus à la lumière. Ainsi le refus de la France, de l’Allemagne et de la Russie, avec le soutien de la Chine, d’autoriser la guerre en Irak a formé le seul contrepoids à la politique américaine. Il a empêché que l’expédition bushiste soit la guerre de l’Occident. C’est le seul grain de sable apporté dans les rouages de la mondialisation libérale, car les équilibres financiers mondiaux, la confiance dans le dollar, sont étroitement liés à la capacité militaire américaine de se déployer en tous points du monde.

 

 

  Les Français ont à présent, dans leur majorité, saisi le lien entre la politique libérale de Bruxelles, approuvée par les représentants des Etats membres, et la liquidation des services publics comme des entreprises nationales.

 

 

  Des notions clés comme la nation, la République, la souveraineté populaire, la citoyenneté, la laïcité sont redécouvertes par beaucoup de ceux qui hier les vouaient aux gémonies, et envoyaient La Marseillaise et Le Pen dos à dos.

 

 

  La « décentralisation » idéologique, hier panacée, est vue aujourd’hui comme une volonté d’affaiblissement de l’Etat et un risque pour l’égalité.

 

 

Bref, à gauche, beaucoup de socio-libéraux sont revenus, le temps d’une campagne référendaire, au bercail des idées républicaines. Et à droite, la crise fait rage entre les libéraux, obnubilés par le « modèle » américain, qui sont allés à Washington s’excuser de la politique française, et ceux qui prétendent redécouvrir les nécessités du « patriotisme économique » et se réfèrent au volontarisme et au rôle de l’Etat, sans pour autant traduire cette orientation dans les faits. C’est ainsi que les Chantiers de l’Atlantique, dernier grand site français de la construction navale ont été bradés à l’étranger pour une bouchée de pain. C’est ainsi qu’après l’immense effort national consenti pour relever Pechiney, ou la sidérurgie, Pechiney a été privatisé puis cédé au groupe nord-américain Alcan, et que Arcelor, partie pour le Luxembourg, est aujourd’hui la cible d’une OPA.

 

 

C’est dans ce contexte nouveau que le MRC doit élaborer un projet républicain et exigeant. Dans l’univers politique déconsidéré que nous connaissons, plus que jamais le seul repère sûr, c’est le projet qu’on veut servir. A quoi rimerait de se définir par rapport à des réalités mouvantes ou à des définitions qui ne veulent plus rien dire. C’est la gauche britannique qui est le meilleur soutien de George Bush et c’est la droite française qui s’ y est opposé... C’est une gauche à la bonne conscience inaltérable qui nous proposait de verrouiller le carcan libéral de la constitution européenne... C’est la gauche officielle allemande qui avait pour programme social celui du Medef français... Entre ceux qui programment les piscines publiques selon les religions, et ceux qui proscrivent les signes religieux à l’Ecole, cherchez la droite, cherchez la gauche ! Maastricht, « constitution » européenne, Corse, statut de l’Outre-Mer, privatisations, cherchez la droite, cherchez la gauche !

 

 

Il y a un meilleur critère que ceux que démentent la réalité, c’est le projet. Nous revendiquons d’être jugés à l’aune de notre projet.

 

 

I - 3 -Résister au libéralisme

 

 

Ce projet est dirigé par un choix moteur : la résistance au libéralisme, et non l’alignement docile sur ses exigences. Mais, pour y résister, encore faut-il comprendre ce qu’est la mondialisation libérale. Encore faut-il connaître l’adversaire auquel on entend résister.

 

 

Le capitalisme industriel a laissé place au capitalisme financier. La valeur n’est plus constituée par la production de biens et de services mais par l’estimation, par les marchés financiers, de la valeur pour l’actionnaire. Cette désincarnation, ce détachement de la base réelle, permet au capitalisme financier une extrême mobilité et une extrême rapidité. Les capitaux se déplacent dans l’instant, à la vitesse des communications électroniques. L’ouverture des marchés de tous les pays de la planète est donc une impérieuse nécessité. Le taux de rentabilité financière à court terme est la seule boussole. Aux capitaines d’industrie ont succédé les fonds de pension. Leur exigence de rentabilité des capitaux investis est tout à fait déraisonnable pour les industries d’Europe ; elle ne peut se satisfaire que sur des marchés émergents avec des coûts salariaux très bas. Les firmes multi-nationales qui représentent en valeur les deux tiers du commerce mondial sont les agents et les accélérateurs du processus. L’ouverture de tous les marchés au commerce mondial est devenu un objectif central ; c’est la mission assignée à l’OMC, qui délibère et agit sous le feu constant des lobbyistes des firmes multi-nationales, et instrumente les pays en développement, -ou du moins certains d’entre eux- comme elle l’a fait à Hong Kong, pour mieux servir la cause du libre échangisme dogmatique.

 

 

Le rôle central des Etats-Unis est assuré par le dollar et par les privilèges exorbitants que lui confère la confiance accordée à cette monnaie devenue monnaie mondiale. La monnaie américaine reste en effet la monnaie des échanges mondiaux (l’euro représente 16% des réserves, c’est à dire sensiblement la même chose que représentait auparavant le deutsche mark soit 14%) La valeur du dollar n’est guère liée par le déficit budgétaire américain, ni par le déficit considérable de la balance commerciale américaine. C’est la confiance dans la solidité de la tête de l’Empire qui l’explique. Ainsi le Japon, la Chine, les pétromonarchies et l’Inde, en achetant massivement des Bons du Trésor U.S., financent-ils le déficit des paiements et assurent le bon fonctionnement du système, dont l’effondrement serait pour eux aussi terriblement coûteux. Ainsi l’Europe dirige-t-elle son épargne vers les Etats-Unis et accepte-t-elle, sans mot dire, une dévaluation du dollar de 50% en cinq ans qui ouvre toutes grandes les portes des marchés de la zone euro aux produits de la zone dollar et de la zone yuan qui lui est associée. Aussi les Etats-Unis s’efforcent-ils d’obtenir une réévaluation du yuan chinois pour améliorer leur balance commerciale.

 

 

A la monnaie, il convient d’ajouter un élément majeur de contrôle de l’économie mondiale, l’énergie. Maîtriser la production et le prix du pétrole aujourd’hui, du gaz demain, représente un instrument formidable de régulation. Le Moyen Orient, l’Iran, la Russie, l’Afrique détiennent les principales réserves. Les Américains n’entendent pas laisser aux pays producteurs ou à des ententes entre pays producteurs, Europe, Chine et Japon, la maîtrise de ces données. La guerre du Golfe puis la guerre d’Irak ont cristallisé ces enjeux et administré une limpide leçon de choses : les Etats-Unis doivent justifier la confiance que placent en eux les marchés financiers. Ils constituent de fait la seule puissance capable de projeter ses forces où que ce soit. Cette confiance dans les Etats-Unis permet de maintenir le système en équilibre, c’est à dire en déséquilibre permanent. Il y a un lien organique entre les capacités politiques et militaires de Washington et le fonctionnement du système libéral mondialisé.

 

 

Résister à cette mondialisation financière et politique est nécessaire pour qui veut lutter contre les inégalités, l’injustice, le chômage de masse. Prétendre lutter contre les effets du système sans analyser puis combattre ses causes serait une imposture. Les Français le savent bien ; la première cause qui les mobilise vraiment, la première question qu’ils nous posent est bien celle de la mondialisation. Est-elle inéluctable ? irréversible ? Laisse-t-elle des marges de manœuvre ? Et lorsqu’ATTAC traite de ces vraies questions, elle recueille une attention que les vieux partis usés et cauteleux ne peuvent plus espérer. Le rôle de la politique, le devoir d’un parti politique, ce n’est pas la gestion des affaires courantes au jour le jour, ce n’est pas la lamentation sur les fatalités, c’est de comprendre le monde, de vouloir le changer et d’agir en conséquence.

 

 

I - 4 La mondialisation libérale a ses failles

 

 

A - D’abord, elle ne remplit pas les objectifs que ses idéologues lui assignent : assurer le développement par la croissance généralisée des échanges. L’Amérique du Sud et l’Afrique, une grande partie de l’Asie sont tenues à l’écart. Lors des trente dernières années, la part dans les échanges mondiaux des pays les moins avancés a été divisée par cinq ! La misère, la faim sévissent. L’enfoncement dans le sous-développement est le lot de régions entières. Où en sont les espoirs de « la décennie du développement » ? La CNUCED et ses ambitions sont effacées par l’OMC, mais les plans d’ajustement du FMI plongent les populations dans le malheur, ont poussé l’Argentine au krach. Cette avalanche de misère fragilise le système. Dans toute l’Amérique latine, un mouvement populaire puissant change progressivement la donne et remplace les bourgeoisies « compradores » par de nouveaux courants qui veulent lier justice sociale et émancipation nationale.

 

 

B - La dictature du court terme est suicidaire. Exiger des taux de rentabilité financière de 20% dans des pays où la croissance n’atteint pas 2% est une démarche de prédateur, non d’entrepreneur. La création de valeur pour l’actionnaire aboutit à détruire l’outil de production de valeur réelle. Mais « l’entreprise sans usine » que vantait naguère le dirigeant d’Alcatel est une entreprise sans emplois et bientôt sans valeur créée. Cette myopie -qui est aussi celle des marchés- a besoin d’être corrigée. Le système lui-même a besoin de régulation. Les grands investissements nécessaires, en matière de transports, de fourniture d’énergie, mais aussi de formation sortent du cadre de rentabilité à court terme.

 

 

C - L’effacement des Etats que prône et met en pratique la mondialisation libérale, pour ôter tout obstacle au libre-marché mondial, crée du chaos, laisse libre cours aux affrontements ethniques, déstabilise les Etats...et gêne l’expansion du commerce ! Le sommet de Hong Kong a montré l’essoufflement de ce dogme et ses limites.

 

 

D - La résistance des peuples, des nations, des cultures, des Etats est réelle. Elle est aussi diverse. Et si nous proposons d’organiser une résistance républicaine à la mondialisation libérale, il va de soi que tout ce qui résiste à la mondialisation n’est pas nôtre ! Celle-ci éveille en effet des réactions ethniques, archaïques, où finissent par se mêler refus de la domination américaine et refus de la modernité. Nous ne cautionnerons pas ces réactions pires que le mal. La politique américaine stimule aussi sûrement l’islamisme radical au Sud que le chômage de masse nourrit Le Pen en France ! Mais nous ne cèderons pas non plus aux amalgames honteux qui veulent réduire toute force de résistance à la mondialisation, à une alliance « rouge-brun ». Entre la mondialisation financière et l’islamisme ou le fascisme, il y a la démocratie ! Cette précision étant donnée, il faut constater que la vague de la mondialisation suscite de fortes réactions. La Chine a certes rejoint l’OMC, mais l’Etat chinois a bien l’intention d’organiser méthodiquement son insertion dans le marché mondial et n’entend pas se laisser écarteler ou désagréger à son contact. La Russie n’envisage pas de galvauder ses forces, notamment en énergie et matières premières, sans qu’elles ne profitent durablement au développement du pays. La profondeur de l’opinion arabe et musulmane, de l’Asie à l’Atlantique, est animée d’un profond ressentiment à l’égard de l’Amérique et parfois de l’Occident tout entier ; les régimes en place sont parfois pris en porte à faux entre leur puissant protecteur et leur peuple ; des bouleversements sont possibles à tout moment. En Amérique latine, l’antagonisme prend des formes diversifiées à Cuba, en Argentine, au Brésil, au Venezuela, en Bolivie : partout cependant le modèle libéral mondialisé est contesté.

 

 

E - En Europe, le paysage a changé fortement depuis dix ans. Certes, les pays d’Europe centrale et orientale, fraîchement libérés du joug soviétique, sont-ils vivement attirés vers le modèle libéral mondialisé, et spécialement vers les Etats-Unis. Mais en Europe de l’Ouest, le mirage a cessé d’exercer ses effets : on a découvert, lors de la guerre d’Irak, l’ampleur du fossé qui sépare les opinions publiques en Europe et aux Etats-Unis, même si les milieux au pouvoir à Londres, Madrid, Lisbonne ou Rome étaient alors restés fidèles à l’atlantisme. La victoire du Non au referendum est sans conteste un refus du modèle libéral par les Français ; il est davantage aux Pays Bas un refus de disparaître dans un ensemble non démocratique. Mais ces deux votes confirment la fin d’une époque. Les charmes de la « mondialisation heureuse » sont évanouis. En Europe de l’ouest, on affronte la désindustrialisation, les délocalisations, la stagnation des salaires, la baisse du pouvoir d’achat, la mise en cause des protections sociales, le chômage de masse. Dès lors que les politiques européennes sont apparues non comme une protection contre la mondialisation, mais comme son chausse-pied, les peuples ont commencé de s’en détourner, par l’abstention d’abord, par le refus à présent.

 

 

F - Si l’on se projette dans les vingt ans qui viennent, que sera la crédibilité de la politique américaine et par conséquent du système mondialisé dont elle est le cœur ? Que vaudront les régimes de circonstance mis en place dans les pays producteurs d’énergie, face à la montée en puissance de l’Inde et de la Chine ? Où se trouveront les réserves inexploitées de main d’œuvre à bas coût permettant des taux de rendement du capital de 20% ? Les créanciers des Etats-Unis seront-ils toujours consentants à financer ses déficits extérieurs ? Le consommateur américain, déjà surendetté et surconsommateur, sera-t-il le seul à soutenir la demande mondiale, financée par les autres ? L’Europe, au lieu d’asphyxier ses propres forces dans une visée fédéraliste impossible qui l’enfonce en fait dans la mondialisation libérale, s’avisera-t-elle qu’elle doit organiser la coopération des nations qui veulent faire vivre un modèle politique et social original dans le monde ? L’Europe s’avisera-t-elle de relancer l’expansion et l’emploi sur son sol et d’en trouver les moyens ?

 

 

A l’évidence, l’avenir n’est pas écrit. La partie n’est pas jouée. Mais notre projet est éclairé d’abord par cette volonté : résister autant que faire se peut face à la mondialisation financière libérale et ses effets, et encourager toutes les nations du monde à rejeter ce carcan impérial.

 

 

II - NOTRE PROJET

 

 

II - 1 - Retrouver la croissance, faire reculer le chômage

 

 

Le chômage de masse est le mal à combattre

Par Gilles Gamba - Publié dans : politique
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Jeudi 6 juillet 2006 4 06 /07 /Juil /2006 17:44

                           L’union du Peuple  de FRANCE

 

 

 

   Le spectacle que donne notre pays depuis quelques semaines devrait être de nature à remettre en cause bien des certitudes de ceux qui nous gouvernent ou aspirent à le faire dans les prochains mois.

 

 

            La joie de tout un peuple, partagée sans aucune exclusive, un peuple français à l’image de ce qu’il est devenu, un véritable « melting pot », coloré mais unis dans la victoire.

 

 

            Je viens de traverser le PAYS sur plus de deux mille kilomètres, quel sentiment de richesse, de puissance tranquille de centaines de kilomètres de champs de blé, de vignes et de toutes autres récoltes futures ;

 

 

            Des villages et des régions entières où les richesses passées sont aujourd’hui mises en exergue  par des responsables locaux fiers de leurs traditions et surtout de leurs cultures.

 

 

            La France à l’image fugitive de son équipe nationale de football peut être fière de ce qu’elle est. Sa situation économique et sociale manque d’espoir et surtout d’avenir qui soit le même pour tous à savoir celui du succès.

 

 

            L’union fait la force, il y a à peine un an, nos doutes et les interrogations de nos élites nous ont privé de fêter les deux cent ans de la bataille d’AUSTERLITZ, sous prétexte que l’Empereur des Français avait rétabli l’esclavage dans nos anciennes colonies. Cette décision certes inacceptable avec notre regard et notre perspective actuelle n’aurait jamais dû nous priver de cette joie qui est fêtée tous les ans par une multitude d’Européens. Cette France victorieuse, constituée d’une véritable armée de Citoyens apportait aux peuples européens le sens de la nation et plus encore le sens de la LIBERTE face aux anciens régimes qui contrôlaient l’ensemble des peuples du continent.

 

 

            La France n’est grande que lorsque son peuple tout entier se retrouve, lorsque que chacun peut se sentir à l’égal de tous les autres citoyens, lorsqu’ils avancent ensemble dans une même direction,

 

 

            Puisse nos futurs dirigeants comprendre ce message et proposer à notre peuple non la DIVISION mais le regroupement de nos  forces dans l’intérêt de tous et surtout des plus faibles d’entre nous.

 

Par Gilles Gamba - Publié dans : politique
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Mercredi 28 juin 2006 3 28 /06 /Juin /2006 12:00
 
Jeudi 26 Janvier 2006

       De plus en plus de candidats s’expriment à juste titre sur une nouvelle donne, un changement souhaitable voire de rupture avec le habitudes de notre pays.

 

 

            Il est indéniable de constater que les effets pervers de nombreuses mesures prises (ou non) au cours des 30 dernières années se traduisent dans les faits par l’existence de deux « France » qui cohabitent mais qui s’ignorent totalement.

       Tous ceux qui en avaient la  possibilité  se sont adaptés parfois avec de gros efforts personnels et beaucoup de souffrance .Les moins aptes au changement, ont été abandonnés non par choix délibéré mais en raison sans doute de l’aveuglement de nos lois et  règlements qui ont contraints les éléments moteurs de ce pays à se concentrer d’abord sur eux-mêmes et de fait à se désintéresser des plus faibles.

      Au droit à la différence idéologiquement prônée quand il s’agissait de « changer la vie » qui leur fût imposé les Français les plus dynamiques y ont répondu par les droit à « l’indifférence » générant ainsi un malaise ou une rupture de la société de plus en plus perceptible et le décrochage de près de 10 millions de nos concitoyens qui subissent et survivent sans aucun avenir.

     La situation de blocage du pays est intolérable à bien des égards. Trop de français ne pourront jamais seuls s’extirper de la situation dans la quelle ils se trouvent. Leus  enfants subissent de fait un  handicape social avant même d’entamer leur propre vie et cela est inacceptable pour tout républicain, de surcroît pour des fils du pays des droits de l’homme.

      Nous devons reconnaître que nous vivons à crédit depuis 1982, que le recrutement massif de fonctionnaires lors de la décentralisation est une des causes majeures de cette faillite.

 

 

            Pour proposer des solutions crédibles au peuple, tous nos candidats ne pourront se dispenser de tenir le langage de la vérité.

 

 

            Le bon Praticien est avant tout celui qui est capable de donner le bon diagnostic, d’identifier les causes des maladies dont souffre son patient.

 

 

            Décrire les effets de la maladie ; s’apitoyer sur le sort du malade est humainement acceptable mais notoirement insuffisant pour résoudre le fond  du problème.

 

 

            Un cancer doit être diagnostiqué sans détour, il est certes difficile à expliquer à un patient, toute annonce doit être faite avec ménagement tant pour lui que pour ses proches mais aussi avec courage pour que le patient puisse savoir précisément de quel mal il est atteint..

 

 

 

 

            Les programmes de nos candidats devront comme pour cet exemple imagé, d’abord s’appuyer sur leur diagnostic de notre société.

 

 

            C’était au travers de cette phase il y a encore 40 ans que les meilleurs médecins pouvaient se distinguer des autres moins performants.

 

 

            Les analyses systématiques que nous connaissons aujourd’hui, et qui sont un progrès indéniable n’étaient pas pratiquées.

 

 

            La médication et les soins découlaient de cette capacité de certains à comprendre avant les autres et ainsi à prescrire les soins adaptés.

 

 

            Le pays est malade, le meilleur  médecin est indispensable pour le traiter dans son ensemble sans exclusive aucune.

 

 

 

 

            Le traitement concernera l’ensemble du corps social, c'est-à-dire qu’il répondra aux attentes du patronat comme du monde salarié et ouvrier.

             Ce que nous souhaiterions nous voir proposer comme démarche

          PREMIERE PHASE        AUDIT NATIONAL INCONTOURNABLE

         Identification des causes du blocage de notre pays

       Mise en ligne sur les différents blogs de faits incontestables

 

 

 

 

                        Finances

 

 

                        Elaboration des différents budgets depuis 1974 et 1982

 

 

                        Raison s de la constitution de notre dette

 

 

                        Situation réelle des effectifs de nos trois fonctions publiques

 

 

                        Analyses des choix budgétaires effectués depuis 1974

 

 

                        Analyse des causes structurelles qui paralysent nos politiques de l’emploi depuis 30 ans (un mauvais diagnostic entraîne toujours des soins inadaptés)

 

 

                        Conséquences sur l’emploi des mesures prises en 1982

 

 

                        Analyse sans complaisance des problèmes liés à l’immigration

 

 

                        Analyse sans complaisance des manque de nos politiques en matière d’aide au développement des pays du tirs monde

 

 

                        ETC……

 

 

                        Dialogues constructifs du plus grand nombre afin de comprendre le niveau d’impasse du pays

 

 

 

 

 

 

Identification des causes du blocage au sein de l’europe. Et du monde

 

 

 

 

            Europe qui est indispensable aujourd’hui non seulement pour la France, mais pour l’Europe et le monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

Identification de l’évolution du monde, des intérêts légitimes mais contradictoires de nombreux continents et pays.

 

 

 

 

 

 

DEUXIEME PHASE  LISTER L’ENSEMBLE DES PROBLEMES à REGLER

 

 

 

 

            Redressement de nos finances

 

 

            Redressement de notre commerce extérieur pour les PME

 

 

            L’emploi

 

 

                        L’adaptation aux changements, la formation et surtout la recherche développement seule piste crédible pour la création de nouveaux produits et des emplois qui en découlent.

 

 

            Les pôles de compétences industriels

 

 

            L’éducation nationale et la recherche

 

 

            Le logement

 

 

            La politique agricole et son inévitable adaptation dans le cadre de la PAC européenne(600 000 agriculteurs français qui percoivent 25% du budget de la CEE n’est plus crédible au cours des prochaines années°)

 

 

            La pêche

 

 

            L’avenir de notre industrie et lesquelles, adaptation au changement et à l’accompagnement social préventif des filières identifiées comme condamnées.

 

 

            La constitution européenne  adaptation nécessaire

 

 

            La politique de l’énergie (son avenir sans pétole et sans nucléaire, par quoi les remplacer…

 

 

            Politiques sociales

 

 

            Politique étrangère du pays et de l’europe (politique de défense qui en découle)             ETC…..

     TROISIEME PHASE PROPOSITRIONS CONCRÊTES POUR REGLER LA SITUATION

 

 

 

 

            Programmes des candidats.

            Financement des solutions proposées

 

 

            Explication des priorités sur les  choix retenus

 

 

            Planification (échéancier des mesures du changement

 

 

            Information sur la mise en place des indicateurs retenus pour contrôler le bien fondé de la conduite du changement (contrôle de l’application des mesures en cours de conduite)

 

 

     Etc….

       Ces souhaits d’internaute deviendront peut être réalité si nous comparons notre situation à celle des internautes américains lors de la dernière présidentielle.

 

 

            Le dialogue que nous attendons de nos candidats devra être plus concret.

 

 

 
Par Gilles Gamba - Publié dans : politique
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Dimanche 25 juin 2006 7 25 /06 /Juin /2006 19:55

LA PAUSE AVANT LA TEMPÊTE

 

 

            Depuis plusieurs semaines déjà nous assistons à une certaine forme d’engourdissement de nos politiques.

 

 

            La descente aux enfers de notre premier ministre qui entraîne notre Président à des niveaux jamais égalés n’est possible qu’au sein de notre MONARCHIE « REPUBLICAINE ».

 

 

            Quel pays accepterait cette situation fondamentalement contraire à l’esprit de la 5° république. Quiconque  ne peut se targuer d’être GAULISTE, c’est cependant à la consternation des véritables Gaullistes que nous assistons impuissants à cette mascarade depuis des années.

 

 

            Seul le contrôle « VIRTUEL » des leviers de l’état semble être le souci majeur de nos « tristes » gouvernants.

 

 

            Contrairement au Général de GAULLE personne n’écoute ni entend ce peuple de France, et ce qui prétendent nous représenter en s’appuyant sur moins de 13% de l’électorat réel du pays, accaparent sans vergogne ce pouvoir pour le quel ils sont prêts à toutes les manœuvres et compromissions

 

 

            Prenant conscience d’une répétition de 2002 avec la présence assurée du front national au second tour  avec plus de 20% des voix dès le premier tour.

 

          Nous assistons désorientés aux prises de positions à fronts renversés des deux candidats désignés par les média.

 

            Ils savent et ce n’est plus un secret qu’ils seront incapables chacun de réunir plus de 19 points au premier tour, que ce score sera très insuffisant pour peser lors du deuxième tour, les français ne leur faisant plus confiance ni à l’un ni à l’autre à plus de 63%.

 

 

            Cette réalité que les média masquent par omission volontaire est de nature à nous inquiéter sur les réactions du peuple s’il se retrouve dans une situation identique à celle de 2002.

 

 

            Le programme du PS, qui s’il est justement fondé sur ses objectifs sociaux devient incroyablement utopique sur le plan de son financement et donc de sa mise en œuvre ?

 

 

            Le risque est énorme pour la France d’avoir à financer ce projet, pourtant nécessaire si les ténors du PS n’ont pas le courage politique d’annoncer où seront effectuées les économies indispensables donc les COUPES.

 

 

 

 

            Tous les français savent pertinemment que

 

 

           « DEMAIN IL EST IMPOSSIBLE DE RASER GRATUIT »

 

 

           

 

         Les familles les plus modestes  confrontées depuis trop d’années à une gestion trop stricte de leurs budgets savent mieux que nos élites que la situation du pays interdira demain  d’augmenter les dépenses sans une nouvelle répartition des recettes existantes.

 

 

           

 

 

 

           Le PS n’ayant pas le courage de chiffrer son projet (nécessaire sur le plan social) les ministres l’ont fait eux-mêmes.

 

 

 

            115 milliards d’Euros ? C’est le premier résultat d’une addition bien inférieure au souhaitable.

 

            Retraites (minimum avoisinant le Smic)         16,1 Milliards €

 

            Abrogation de la loi Fillon                              12,5 Milliards €

 

            Contrat d’entrée dans la vie active (jeunes)    14,7 Milliards €

 

            35h00 généralisées (aux 15 Milliards actuels)  7,5 Milliards €

 

            Revenu de solidarité active                               7     Milliards €

 

            RECHERCHE  (10 pendant 5 ans)                  13,5 Milliards €

 

            ENERGIE rachat EDF à 100%                        11    Milliards €

 

            Carte Vitale professionnelle                             10,4  milliards €

 

 

            Pour atteindre cet objectif la France devrait bénéficier d’une croissance de plus de 8% par an. (soit mieux que la CHINE ??????)

 

 

            Qui peut y croire ? Les naïfs sans doute.  D’autant que tous ces totaux sont minorés et sont loin d’être suffisants pour répondre aux besoins.

 

 

            Un seul exemple, nous comptons en France plus de 5 millions de personnes sans emploi.

 

 

 

 

      Leur accompagnement sur une seule année, avec une prise en charge comme décrite dans le projet du PS nécessiterait pour une seule de ces personnes les coûts suivants :

 

 

            Un revenu décent soit                                      1000 à 1200€ mensuels

 

            Charges liées à ce revenu (payable par l’état)              800€

 

            Accompagnement par un Cabinet sur 6 à 12 mois     3000€

 

            Formation sur 12 mois                                                3000€

 

 

            Soit un total de  7 à 8000€

 

 

 

            Ce qui représenterait une somme de  40 milliards €, très loin des 10,4 milliards estimés par BERCY.

 

 

            Si 20 milliards sont déjà engagés par l’état actuellement le surcoût est de plus de 10 milliards par rapport aux estimations.

 

 

 

                        LES PISTES sont connues et s’avéreront INEVITABLES comme nous l’avons multe fois décrit sur ce blog depuis Novembre dernier.

 

 

            Ramener les effectifs de notre fonction publique à l’équivalent de tous les pays occidentaux et en premier lieu Européens.

 

            Suppression d’une des deux fonctions publiques redondantes.

 

            Réorganisation de l’Etat avec regroupement des départements, des communes mais aussi des plate formes hospitalières pour répondre d’abord aux besoins de la santé des citoyens et non pour remédier au Chômage des électeurs clients locaux.

 

 

            Ces réformes de bon sens, seront de toute façon mises en œuvre par la Gauche ou la Droite au pouvoir. Ne pas le dire aux Français est un véritable MENSONGE PAR OMISSION.

 

Par Gilles Gamba - Publié dans : politique
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Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /Juin /2006 01:19

 

Il est surprenant de constater la pause à la quelle nous assistons depuis plusieurs semaines. le courage politique de ségolène ROYAL qui sans doute parcequ'elle est une femme, ose poser les vrais débats. Qui tient un discours non convenu et de ce fait semble pour les idéologues du "parti" virer à droite en abordant de manière pragmatique des sujets qui correspondent aux attentes des français. Ce serait faire une grossière erreur de penser qu'elle ne partagerait plus ses convictions humanistes de gauche.C'est sans aucun doute parcequ'elle a la volonté de les mettre en oeuvre, qu'elle est la première à se préocuper des conditions de leur réalisation.

    

Par Gilles Gamba - Publié dans : politique
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Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /Juin /2006 22:36

 

            PROJET DU PS

 

 

           Comme nous le disions déjà sur ce blog, l’accouchement du projet du PS aura été particulièrement long à s’effectuer.

 

            Le souhait de ne pas mécontenter toutes les ailes de ce parti débouche sur un compromis qui s’avérera peu tenable dès lors que le chiffrement sera connu.

 

 

            Comme la majorité des français nous pensons que les objectifs sociaux de la gauche devraient être encore plus affirmés mais qu’en contrepartie, pour que ces souhaits puissent se réalisés dans l’intérêt des plus démunis du pays qui sont à ce jour trop nombreux en regard de notre richesse nationale, seule une véritable ECONOMIE de MARCHE libre de toute entrave est seule de nature à débrider les énergies trop longtemps maintenues en dessous de ses capacités.

 

 

            Si la gauche pose des objectifs sociaux d’éthique républicaine acceptable par le plus grand nombre, ce projet manque de l’essentiel à savoir comment il sera financé.

 

 

            Aucune précision  ne nous en est donnée, aucune mesure concernant la nécessaire diminution des effectifs de la ou les fonctions publiques (qui avec plus de 25% de la population active du pays est un des facteurs aggravant de la dette du Pays.) n’est seulement esquissée.

 

 

            Si les Objectifs sociaux sont ceux de la gauche, les moyens de les réaliser sont ceux proposés par les économistes de droite et en tout premier lieu les grands patrons du MEDEF.

 

 

            Sans leur engagement total sur la réalisation d’objectifs qui pourraient convenir tant aux couches sociales aujourd’hui les plus précarisées qu’aux dirigeants d’entreprises sans les quels rien de durable ne peut être construit.

 

 

            L’idée avancée depuis des mois ou des années par certains, d’un véritable gouvernement d’intérêt national devient de plus en plus crédible si les représentant de ces formations pouvaient proposer des programmes de compromis qui placeraient les demandes sociales de la gauche en priorité laissant au patronat le soin de fixer les modalités pratiques de cette mise en œuvre.

 

 

            Chacun sait pour l’avoir découvert souvent à ses dépends que sans l’engagement du patronat, qui seul est la LOCOMOTIVE de l’économie rien de durable ne peut se faire en France comme dans tous les autres PAYS.

 

 

            Après le CANADA, La SUEDE, Le DANEMARK et l’ALLEMAGNE, ne pourrions nous pas à leur exemple dont nous ne voyons toujours que des aspects, nous inspirer de cette méthode pour enfin remettre le pays sur les rails et donner à notre jeunesse l’avenir qu’elle mérite.

 

Par Gilles Gamba - Publié dans : politique
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